Chronique The Wife of Bath de G. Chaucer

IMG_20170402_184530_192The Wife of Bath, Geoffrey Chaucer

Pages : 51   ||   Edition : Penguin Little Black Classics   ||   Langue : Anglais

Je ne garderai très certainement pas un bon souvenir de ce livre. Tout d’abord il est divisé en deux parties. La première est une longue introduction un peu rébarbative d’une femme évoquant ses 5 maris, la prétendue importance de la virginité et autres sujets sur la vie conjugale. Cette introduction reflète bien la place de la femme dans la société au Moyen-Age. C’était un peu long mais le propos du texte ne m’a pas tant fait réagir (je n’ai rien appris de nouveau et la condition de la femme n’a que très peu évolué jusqu’au XXe siècle) que la deuxième partie qui est le conte. Mais peut-on réellement appelé ça un conte ? Je ne lirais très certainement pas ça à ma fille et encore moins à mon fils. (Dans le cas hypothétique où j’aurais des enfants : j’ai 21 ans et pas de bambins).

J’évoquerai point par point tout le conte pour vous expliquer mon dégoût envers ce conte. Il commence très gentiment avec un chevalier qui viole une vierge. (Attention le chevalier est bien le héros de ce conte).

There was a knight who was a lusty liver.
One day as he came riding from the river
He saw a maiden walking all forlorn
Ahead of him, alone as she was born.
And of that maiden, spite of all she said,
By very force he took her maidenhead.

Son crime suscite une vive désapprobation et le roi le condamne à mort. MAIS la reine et quelques autres femmes interviennent et proposent de gracier le chevalier s’il arrive à répondre à une question. Il a un an et un jour pour trouver la réponse. Donc ce sont des femmes qui interviennent pour sauver la tête d’un violeur, pourquoi ? À ce moment-là du texte, ma réflexion est « Si le héros ne meurt pas à la fin du bouquin je serais absolument et totalement dégoûtée et déçue ». La question est : « Qu’est-ce qu’une femme désire le plus au monde ? » Le chevalier part et pendant un an il reste sans réponse. Au dernier jour il retourne au château défaitiste. Je jubile. MAIS sur le chemin du retour il croise une vieille femme qui lui dit qu’elle a la réponse et qu’en échange de sa vie sauve il devra accepter une requête. Il se rend devant la reine et déclare que la réponse est qu’une femme veut être celle qui commande dans son mariage.

A woman wants the self-same sovereignty
Over her husband as over her lover,
And master him; he must not be above her.

Toutes les femmes sont d’accord, il est gracié MAIS (et c’est le mais que je préfère dans ce conte) il en doit toujours une à la vielle femme. ET son désir est qu’il l’épouse. Il est horrifié (évidemment ce n’est pas une jeune et belle vierge) mais il est forcé à l’épouser. Viens le moment où ils doivent consommer leur mariage (sinon il n’aurait pas été valide). Je vous mets l’extrait parce qu’il m’a fait rire.

When he and she were piloted to bed;
He wallowed back and forth in desperate style.

Il craque et lui dit qu’il ne voit pas comment il pourrait le faire avec une laideronne vieille et pauvre. La voilà qui lui fait un sermon lui disant qu’il a deux choix : une vieille épouse aimante qui ne le trompera jamais et une jeune et belle épouse qui couchera à droite à gauche.

‘You have two choices; which one will you try?
To have me old and ugly till I die,
But still a loyal, true, and humble wife
That never will displease you all her life,
Or would you rather I were young and pretty
And chance your arm what happens in a city
Where friends will visit you because of me,

Sérieux ? Seule une femme repoussante peut être fidèle ? En gros une femme est un être naturellement infidèle que seul la vieillesse et la laideur contrent. À ce moment le chevalier abandonne et lui laisse le choix donc elle est très contente puisque cela signifie que c’est elle qui commande dans le couple. Et (c’est le coup qui m’a achevé) pour le remercier de lui avoir cédé son autorité elle se change en une belle jeune femme. Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie. FIN

La seule chose que je retiens de ce conte c’est que  le chevalier a au final été récompenser pour son viol puisqu’au final sa situation est bien meilleure qu’au départ. Il y a trop d’idées négatives dans ce conte. La morale qu’il fallait un inversement des rôles dans un couple aurait pu être bien trouvé (même si je suis plus pour l’égalité) si elle avait été amené différemment.

J’ai vu des avis positifs sur Goodreads sur la beauté de la poésie (le texte est écrit en vers) mais la poésie ce n’est pas que des rimes. Est-ce qu’ils ont au moins compris ce qu’ils lisaient ?

En conclusion : PIRE CONTE DE TOUTE MA VIE.

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4 réflexions sur “Chronique The Wife of Bath de G. Chaucer

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