Chronique La Voie des Oracles 1. Thya

img_20161127_141108La Voie des Oracles 1. Thya, Estelle Faye

Pages : 337   ||   Edition : Scrineo   ||   Année : 2014   ||   Langue : Français   ||   Série : La Voie des Oracles 1/3

J’ai acheté ce livre au salon de Montreuil de 2015 parce qu’on me l’avait vraiment bien vendu et que la couverture est magnifique (soit dit en passant je trouve que les éditions Scrineo nous régalent les yeux avec leur couvertures) et je n’ai absolument pas regretté cet achat.

D’abord l’époque est incroyable et propice aux histoires. Nous sommes au Ve siècle en Gaule et à la lisière entre deux époques : la fin de la religion polythéiste romaine supplanter par la religion chrétienne qui est réellement en train de s’installer dans l’empire. Donc nous vivons à la fois une fin et un commencement. Sans oublier que c’est aussi le déclin de l’empire romain. Pour faire simple, l’empire a été divisé en deux à cette époque : l’empire romain d’occident avec pour capitale Rome et celui d’orient avec Constantinople comme chef-lieu. Et si celui d’orient, appelé aussi Empire byzantin, vit une époque prospère ce n’est pas le cas de celui d’occident qui s’est affaiblit et qui subit les attaques à ses frontières des peuples barbares.

Désolée pour le cours d’histoire mais c’est réellement important pour le récit. En effet, c’est parce que nous sommes dans cette époque charnière que l’histoire a lieu. Thya est une des dernières oracles, vestige de l’ancienne religion qui a dû vivre éloignée de Rome en Aquitania pour éviter les persécutions des chrétiens. Quand son frère Aedon décide de tuer leur père pour prendre sa place, elle a une vision comme quoi pour sauver son père elle doit se rendre à Brog. Sur son chemin, elle rencontrera Mettius, ancien légionnaire ayant servi son père quand celui-ci était général et Enoch, un maquilleur mi-node mi-romain. Elle sera aussi aidée par les dieux et créatures de l’ancienne religion qui voient en elle leur dernier espoir pour ne pas sombrer dans l’oubli et disparaître complètement.

J’ai réellement apprécié ma lecture car je me suis attachée à tous les personnages, même Enoch alors qu’au début je n’accrochais pas réellement à son côté superficiel et volage mais il s’est révélé d’une profondeur inattendue. Les relations entre les personnages sont aussi remarquables et on sent bien le fossé générationnel entre les pères anciens héros de guerre qui représentent un sens l’Empire romain à son apogée et les fils qui n’ont plus les mêmes valeurs et préfèrent intriguer à Rome et qui représente la décadence de l’empire. Cette fracture est réellement intéressante et accentue ce sentiment et cette connaissance que nous on a que c’est réellement la fin de l’Empire.

Ce que j’ai aussi aimé dans ce livre, c’est que l’on a réellement le sentiment de destin, d’inéluctabilité qui est propre à la religion greco-romaine. Ce sentiment est renforcé bien évidemment par le fait que Thya soit oracle mais aussi par les différents points de vue des personnages qui rythment le récit mais aussi nous permettent de voir que le moindre événement qui semblait anodin n’est pas sans conséquence et c’est aussi ça qui nous tient en haleine.

En conclusion, c’est un coup de cœur de pour son époque si particulière, pour ses personnages et pour son intrigue et j’ai vraiment hâte de lire la suite.

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