Chronique Le Magasin des Suicides de Jean Teulé

Le Magasin des Suicides, Jean Teulé
Le Magasin des Suicides, Jean Teulé

Le Magasin des Suicides, Jean Teulé

Pages : 157   ||   Année : 2007   ||   Edition : Pocket   ||   Langue : Français

J’ai acheté ce livre peu de temps avant la sortie de son adaptation animée au cinéma, c’est-à-dire il y a 3 ans. J’avais eu le temps d’en dévorer la moitié avant que ma mère ne me l’emprunte et me coupe totalement dans mon élan si bien que je ne l’ai fini qu’hier (après l’avoir repris hier). Le pire c’est qu’elle n’a même pas dû en lire cinq lignes.

Le titre est la première chose qu’i m’est attiré et le résumé n’a fait que renforcer cette envie de le lire. La famille Tuvache (qui serait très bien entendue avec la famille Adams)  tient un commerce un peu particulier : Le Magasin des Suicides où on peut trouver parpaing pour se noyer et se défenestrer, corde pour se pendre, poisons, lames de rasoir, etc. Et dans cette famille ils sont tous dépressifs (Mishima, le père ; Lucrèce, la mère ; Vincent, le fils ainé et Marylin, la fille ainée), tous sauf Alan, le petit dernier qui est la joie de vivre incarnée au grand désespoir de ses parents.

Déjà, je voulais préciser que nous sommes dans le futur. Ça ne se voit pas dès les premières pages mais quand on entend les informations et aussi certaines allusions à des technologies comme la télé 3D-sensations intégrales ou alors quand ils se réfèrent aux guitares comme des instruments anciens/disparus. On est un peu dans un monde pré-apocalyptique d’où un sentiment de désespoir devant une fin qui semble inéluctable d’où le succès de la boutique.

Alan, onze ans, est contre le commerce de la famille mais il ne l’exprime pas de façon agressive. Non, il sabote avec le sourire la boutique en consolant les clients ou en truquant les produits pour les rendre inoffensifs. Et en amenant petit à petit le sourire et la joie dans la famille.

Tout d’abord, j’ai eu un véritable coup de cœur pour le principe du magasin et pour la famille Tuvache. J’adorais les moments où on conseillait les clients sur le meilleur moyen de se tuer. Conversations assez surréelles. De la famille, Alan était le personnage avec lequel j’ai le moins accroché. Je le trouvais trop au-dessus ou à part des autres personnages. Il avait une sagesse qui, je trouve, l’isolait.

C’est mon premier roman de Jean Teulé alors je ne sais pas si c’est son style d’écriture habituel mais par moment il se lançait dans des envolées lyriques qui me perdaient un peu. En fait, le récit était un mélange assez déconcertant de poésie et de vocabulaire à la fois élevé et familier.

Quand j’ai commencé ce livre j’étais persuadée d’en connaître déjà la fin (que c’était le genre de livre où on sait la fin rien qu’en lisant le résumé) et… c’est vrai mais aussi pas du tout. La fin m’a réellement surprise. En réalité, ce roman se termine comme une nouvelle : avec une chute concentrée dans la dernière phrase.

En résumé, un livre original qui se lit facilement avec une fin surprenante qui dément le côté « couru d’avance » que laisse supposer le résumé. Je le conseille.

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3 réflexions sur “Chronique Le Magasin des Suicides de Jean Teulé

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